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Jeu 5 Avr - 20:33

Kamila & Malvyn
Les mauvais garçons, c’était des garçons qui sont mauvais. Jusque là, tout va bien me direz vous. Sauf que tout réside dans le terme « mauvais ». Un mauvais garçon fait de mauvaises choses. Piquer la copine de quelqu’un, tabasser quelqu’un, fumer des joints, et tout le tintouin. Je te prierai cher lecteur de noter les multiples rimes dans ma phrase précédente et de m’applaudir. Merci. Pourquoi je parle de mauvais garçons ? Car dans un sens, j’en étais un, et je m’étais cette fois-ci confronter à un autre mauvais garçon qui a une mauvaise bande de pote et j’allais passer un mauvais quart d’heure.
Je me suis gentiment fait escorter jusqu’au lac par cette bande de mecs aux gros bras. A cette heure-ci, il n’y avait pas grand monde, bien que j’arrive à voir quelques matinaux et quelques promeneurs ici et là. Cela me rassura quelque peu : ils pouvaient difficilement commettre un meurtre avec autant de témoins, aussi peu soient-ils. Ceci dit, au vu de leur allure, j’avais comme qui dirait un sérieux mauvais pressentiment.
« On sera bien là pour discuter, » lâcha Loan au bout d’un ponton de bois. Cela ne me disait rien qui vaille cette soudaine proximité avec l’eau, mais je ne pouvais pas faire marche arrière sans percuter les deux colosses qui lui servent d’amis et de gardes du corps. « Discuter ? » demandais-je d’une voix qui se voulait assurée et arrogante. « Ouais. » Loan eut un sourire mauvais, et sur le coup je regrettais d’avoir eu tant d’arrogance dans ma voix. « Après tout, on est des gens civilisés hein. » J’hochais la tête sans me démonter, parfaitement d’accord avec le fait que civiliser signifiait sans meurtre sanguinolant. « Alors, dis moi Malvyn. Elle est bonne hein ma fiancée ? » C’était dans ses moments-là où il fallait se servir de sa tête, où il ne fallait pas paniquer, et où il ne fallait a-bso-lu-ment pas répondre « ouaiiiiis grave ». « Elle a ses charmes en effet. » Loan émit un rire gras. « De bons gros charmes ouais ! » C’est à ce moment-là que mon cerveau sous pression décida de lâcher prise. Je ris à mon tour tout en acquiesçant au sous entendu peu subtile de Loan pour les seins de sa fiancée.
Et je me pris un bon gros coup de poing dans le ventre.
Mon premier réflexe fut de cracher le peu de salive dans ma bouche, tout en me pliant en deux, les bras formant une barrière protectrice sur mon ventre. Mes genoux fléchirent, mais les deux colosses ne me laissèrent pas tomber – dans un autre contexte, leur geste aurait été très louable, mais actuellement c’était plus pour que j’offre de nouvelles parties de mon corps aux poings venimeux de mon adversaire. Enfin, de mon bourreau. Je reçus deux autres coups de poings au visage. Un sur la mâchoire, un sur l’arcade sourcilière. C’est qu’il en avait, de la force, ce Loan ! En un coup voilà mon arcade pété et le sang aveugla mon œil gauche. Je crachais du sang.
« T’as fini ? J’dois encore baiser ta sœur tant qu’elle est encore bonne. »
Le vieux proverbe « tourner 7 fois sa langue dans sa bouche » n’était pas un proverbe extrêmement connu pour rien. Non, car si j’avais fais preuve de bon sens et d’intelligence, j’aurais certainement mis à profit ce proverbe, et je me serais tut. Mais voilà, j’étais Malvyn Hoffman, et Malvyn Hoffman avait du mal à la fermer, tout particulièrement lorsqu’il était dans une situation défavorable. Autant dire que je reçus mon lot de coup de poings et de coups de pieds. J’avais arrêté depuis bien longtemps, la douleur vrillant mon corps à divers endroits. Je faillis m’évanouir. Ou plutôt : je me suis quasi évanoui, tandis qu’ils jetaient mon corps dans le lac. Le contact avec la surface froide de l’eau me fit l’effet d’un choc, tout mon air s’échappa de mes poumons en un coup tandis que mes membres lourds et douloureux s’agitaient lentement dans le liquide transparent. C’était comme si le temps s’était arrêté. Je crus discerner les formes des trois hommes partir en courant.
Quel bande de connards finis.
Putain.
J’ai merdé grave. Vite. Il faut que je bouge.
Il faut que je bouge…
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Jeu 5 Avr - 22:14

Ces derniers temps, j'avais un peu négligé le côté "cardio" de ma profession. J'avais été tellement absorbée par mon art que j'en avait oublié la préparation en amont. Préparer un ballet nécessite une excellente forme physique. C'était bien joli, de connaître les pas sur le bout des doigts, d'avoir travailler chaque acte mainte et mainte fois, j'avoir répété avec acharnement face à l'immense miroir jusqu'à ce que chaque mouvement soit absolument divin... Tout cela ne servait plus à rien, si j'étais essoufflé au bout de dix minutes. Il fallait donc que je me concentre sur la partie la moins agréable, mais il fallait en passer par la pour être la meilleure.

C'est donc le long du lac que j'avais décidé d'aller faire mon premier jogging depuis... depuis trop longtemps. J'enfonçais les écouteurs dans mes oreilles avant de lancer une chanson au hasard avant d'enfouir mon ipod dans ma poche. Puis je me lance dans une course régulière, pas trop rapide. Ce cours depuis presque vingt minutes quand j'aperçois plusieurs hommes au loin. Ils ont l'air de chahuter. À ce moment je me dis que je devrai peu être faire demi-tour. Il n'y a personne ici, l'endroit est desert, je suis une fille toute seule et ces mecs n'ont pas l'air très nets vu d'ici. Mais en me rapprochant un peu, j'y vois plus clair quant à la situation. C'est une bagarre. Ou plutôt, ce sont plusieurs mecs qui s'acharnent sur un seul.

Il ne me faut pas moins d'une seconde pour décider de ce que je dois faire. J'accélère le rythme dans leur direction, je retire mes écouteurs et me lance dans une course effrénée. Qu'est ce que je peux faire? Une fille face à trois mecs n'a aucune chance et je n'ai pas plus de force qu'un chaton. Mais peu être qu'en leur parlant ils vont arrêté et le laissé tranquille. Mais je suis encore loin quand je les vois balancer le corps dans le lac. Des larmes coulent sur mes joues. Jamais de ma vie je n'aurai cru assister à un meurtre. C'est la pire chose que je n'ai jamais vu. Je continu pourtant de courir alors que les trois hommes s'éloignent.

Je suis absolument paniquée. Quand j'arrive sur les lieux, les agresseurs sont déjà loin. C'est à cet instant que je remarque que l'homme dans le lac n'est pas mort, il bouge encore et je vois sa respiration. Ni une, ni deux, je me jette à l'eau. Je ne dois pas vraiment nager pour arriver jusqu'au corps que j'agrippe. Mon premier réflexe est l'éloigner son visage tuméfié de la surface de l'eau afin qu'il ne se noie pas. Tenez bon, ça va aller, je vais vous sortir de là. Il semblait plus ou moins conscient, ce qui me rassurai. Ce ne fut pas une mince affaire de tirer son corps presque inerte jusqu'au rebord. Je me hissai hors de l'eau avant d'en faire de même avec lui. Il était plus lourd que moi et semblait plus grand.

Quand nous nous retrouvons tout les deux hors de l'eau, je me demande comment j'ai réussi un tel exploit. Je suis essoufflée et gelée mais peu importe. Je me penchai sur son corps, oreille contre sa bouge. Il respire toujours. Vous m'entendez? Est-ce que vous avez quelque chose de cassé? Je vais retourner à ma voiture pour appeler les secours d'accord? Ne bougez surtout pas. Je ne vous abandonnerait pas. Je fais au plus vite.
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Sam 7 Avr - 0:03

Kamila & Malvyn
Je devais certainement être mort.
Je me suis faite cette réflexion, car je vis une sirène me venir en aide pour me sortir de ce merdier qu’était cette noyade pitoyable. Oui, je devais trèèèès certainement être mort, car cette sirène était très belle, et qu’il y avait peu de chances qu’une âme charitable puisse me sortir de mon trépas. N’est-ce pas ? Après tout. Je ne sentais quasiment plus mes membres, endoloris par le froid du lac. Je voyais déjà la lumière me menant au paradis venir pour moi, douce chaleur réchauffant mon visage gelé. A moins que ce ne soit le soleil ?
Mes poumons voulurent récupérer de l’air. Je tentais une aspiration pour finalement me rendre compte qu’il y avait un peu trop d’eau dans mon corps. Je toussais, tournant ma tête sur le côté, et de l’eau s’extirpa de mes bronches pour venir s’étaler sur le sable. Froid, le sable. Nous n’étions pas en été, après tout. Hm ? Je n’étais pas si mort que ça finalement, puisque je sentais le sable sur mon visage. Je dis cligner des yeux à plusieurs reprises pour enfin voir autre chose que des tâches difformes aux couleurs indéfinis. Une voix parvint à mes oreilles. Une femme. Je crois. Mes oreilles me faisaient défauts, là encore. Je fronçais les sourcils – cela me parut être un effort insurmontable que de faire appel aux muscles de mon visage pour bouger mes sourcils. La douleur de mes membres me revint à l’esprit – ou plus précisément : la douleur revint à la charge dans tous mes membres. Ce n’était pas un simple souvenir, non, c’était la réalité, et la réalité me faisait comprendre avec une extrême clairvoyance que je n’étais pas mort.
Sur le coup, j’hésitais entre être heureux ou être affreusement déçu.
La forme humaine qui se dessina devant mes yeux fut plutôt agréable. Les cheveux mouillés, des perles d’eau roulaient le long de son visage penchait au-dessus du mieux pour s’écraser sur un de mes yeux – comme si j’avais besoin que l’on me coupe la vue à 50%. Son T-shirt était trempé lui aussi et collé à ses courbes délicates, laissant entrevoir ses seins. Non, je ne louchais absolument pas sur ses seins, j’étais blessé et je manquais de me noyer, j’avais toutes les excuses du monde pour expliquer cela.
Je finis par comprendre ses paroles, tandis que je reprenais conscience de mon corps et de la douleur. Je grimaçais, tentant de me relever sur un coude avec une lenteur qui me semblait proportionnel à la lourdeur de mon corps. C’était comme si j’avais absorbé une tonne d’eau pour être aussi lourd, et aussi lent.
« Non… » murmurais-je dans un râle d’agonis. « C’bon, je vais bien… » Autant dire que mon état actuel et ma voix étouffée par ma douleur ne confortaient absolument pas dans l’idée que j’allais bien, mais il faut dire que j’avais une fierté telle que je me refusais à montrer mes faiblesses à une femme. Et aussi car je ne voulais pas finir à l’hôpital. Comme dit le proverbe : un médecin fait un très mauvais patient. Et il se trouve que j’étais médecin. Enfin, étudiant en médecine. Mais c’était pareil. Bref. « Enfin… » Je repris une contenance tout en plantant mon regard azur dans ses yeux, une lueur espiègle perçant à travers la douleur. « Si vous voulez vraiment vous en assurer… vous pouvez me faire du bouche à bouche. » Un sourire charmeur vint orner mon visage légèrement tuméfié par les coups de l’autre connard de service. En toute circonstance, il fallait se croire beau gosse. Après tout, peut-être avait-elle un faible pour les gueules cassées ? Maah. Non. J’avais peu d’espoir. Mais qui ne tente rien n’a rien. « J’vais bien, je t’assure, » repris-je en me laissant tomber sur le sable. « J’ai juste besoin de quelques minutes en ta compagnie ! » Je me permis de la tutoyer. Après tout, elle venait de me sauver la vie, cela méritait bien un peu de rapprochement. Je tendis le bras, effleurant de mes doigts sa peau douce. « Je suis médecin. J’crois pas que ce soit sérieux. » Si on oubliait les quelques côtes cassées bien évidemment, mais je me gardais bien de le dire. « Juste quelques minutes pour me reposer avec toi et ça ira. Moi c’est Malvyn. Puis-je connaître ton nom ? Après tout, c’est pas tous les jours qu’on peut être sauvé par une si jolie sirène ! D’ailleurs je te prêterai bien ma veste pour te réchauffer mais… elle est un peu trempée, là. » Je ne pus me retenir de rire. Il est clair que je ne pouvais pas faire mon gentleman comme à l’accoutumée. Ma fierté venait d’en prendre un coup tout de même, étant donné que je venais de me faire sauver par une femme. Alors on va dire que l’humour et l’ironie était une forme d’auto-défense.
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Dim 8 Avr - 10:53

J'étais à la fois soulagée de ne pas avoir assisté à un assasinat, parce que je crois que je ne m'en serai jamais remise si j'avais vu une telle horreur, et en même temps, je paniquai maintenant parce qu'il fallait que je sorte cet homme de la. Si je n'intervenait pas moi-même immédiatement, il allait se noyer. C'était naturel pour moi, d'aider les autres, qui que ce soit. C'est pour cette raison que je n'hésitait pas à me jeter à l'eau pour le secourir.

La tâche s'avéra plus ardue que je ne l'avais imaginé. Il n'était pas bien épais, mais tout de même plus que moi. Et j'eu un mal fou à l'entraîner jusqu'au bord. Mais ce ne fut rien par rapport à l'effort que je déployais pour le hisser hors de l'eau. Cela dit, la panique alliée à l'adrénaline me donnait plus de force que d'accoutumée. Je fus soulagée de voir qu'il respirait toujours et qu'il semblait reprendre connaissance. Je tentai de le rassurer et je m'apprêtais à aller chercher mon téléphone pour appeler les secours quand il retrouva la parole et tenta de se redresser. Mais qu'est ce qu'il fou? Qu'est ce vous faites? J'ai vu ces types vous tabasser et vous jeter à l'eau. Vous n'allez pas bien. A quoi est ce qu'il joue?

La suite des événements me fait me demander si ce n'est pas moi qui a prit un mauvais coup sur la tête. C'est probablement mon imagination qui me joue des tours. Il n'est pas sérieusement entrain de me draguer, du moins d'essayer de me draguer, dans une telle situation. Je le regarde quelque peu interdite. Vous êtes sûr que ça va? Vous avez vraiment l'air mal en point. Il était étonnement calme. Bien plus que moi à vrai dire. Et je dois bien avouer que son comportement me perturbe assez. Et la suite des événements est d'autant plus déroutante. Je n'arrive pas à réagir quand il me touche car pour moi, il est clairement impossible qu'il soit entrain de faire... ce que je crois qu'il fait. Mais... est ce que vous avez mal quelque part? Et votre visage... il faut au moins soigner vos plaies. Je peux vous emmener à l'hôpital moi-même si vous préférez?

Plus nous discutions et plus j'avais l'impression qu'en effet, il n'allait pas si mal que cela. J'écarquille les yeux quand il affirme être médecin. Médecin? Il n'a rien d'un médecin. Mais pourquoi mentirait-il? D'accord. On va attendre un moment que vous alliez mieux. Ensuite je pourrais vous ramenez chez vous. Mais... je serai vraiment rassuré si vous alliez voir un médecin... un autre médecin je veux dire. Pour la première fois, je le regarde vraiment dans les yeux. S'il vous plais.

Mais le voila qui se présente, me qualifiant de sirène. Je crois halluciner. Je lui offre quand même un sourire amusé. Je ris même en réponse au sien. Tu as l'air d'aller de mieux en mieux en effet. Je m'appelle Kamila. Et pour ta veste ça ira merci. Je me détendais un peu et m'asseyais près de lui. Je me rend compte que je me suis mise à le tutoyer moi aussi. Quand tu pourras te lever, on ira jusqu'à ma voiture et on pourra se réchauffer un peu. Si tu es sûr qu'il n'y a rien de grave, je peux essayer de soigner tes plaies moi-même. Tu es médecin donc je suppose que tu sais quoi faire. Il y'a un moment de calme, un silence apaisant, que je fini par briser malgré tout. J'ai cru... j'ai cru qu'ils t'avaient tuer. Je crois bien avoir eu la peur de ma vie.
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Dim 8 Avr - 19:04

Kamila & Malvyn
Je crois que je venais de choquer ma sauveuse. Apparemment, ce n’était pas commun de draguer les sauveteurs une fois qu’on a échappé à la noyade. Pourtant de mon point de vue, c’était tout à fait normal. Hop, une noyade évitée, un verre et un lit en suivant. C’était-la-base. Tu ne crois pas ? Moi c’est ce que je crois. Si je sauvais quelqu’un… HAHA, non, stop, on arrête les frais maintenant. Moi ? Sauver quelqu’un ? C’est que la foudre m’était tombée sur la tête ou que j’étais sous l’emprise d’une drogue extrêmement puissante me poussant à jouer au super héros. Car sinon, moi, héritier Hoffman, ja-mais je ne sauverai quelqu’un de la noyade sauf si cette personne était ma jumelle, my moon and star. Le reste du monde peut bien crever d’une appendicite.
Et je voulais devenir chirurgien. Oui. Je suis logique.
Bref, revenons à nos moutons. La jeune femme s’inquiétait sincèrement de mon état de santé, visiblement témoin de mon tabassage en règle par les gorilles de service. Elle tentait de me contredire sur le fait que je n’allais pas bien – ce qui en réalité était la stricte vérité. Mais le peu de fierté qui me restait était déjà bien assez énorme pour ne pas me démonter face à son joli minois, refusant obstinément d’aller à l’hôpital.
Du moins jusqu’à ce qu’elle soit partie pour ensuite dérouiller ma race, pleurer toutes les larmes de mon corps et appeler 15000 fois les secours – avec un téléphone imaginaire puisque le mien avait prit un bon bain GLACÉ – pour qu’ils viennent me sauver de ma tourmente.
Elle mentionna mon visage. C’est alors que je me rappelais mon arcade sourcilière pétée, et le sang qui devait s’y être coagulé – du moins l’espérais-je, ce serait bête de mourir par perte de sang à cause d’une arcade sourcilière ! Surtout que ce ne devait pas être le seul endroit de mon visage qui saignait, voir même de mon corps. Si je me mettais à vomir du sang, alors elle aurait le droit de m’amener à l’hôpital. Ou d’appeler à l’aide. Bref. De me sauver la vie encore une fois. Mais pour le moment, je ne fais qu’hausser les épaules sans trop répondre, préférant croire en ma capacité d’absorption des coups.
Elle finit par accepter de rester un peu tranquille, sans appeler les secours. Sur le coup, je ne pus m’empêcher de lâcher un gros soupire, rassuré. Autant pour le fait que je ne me retrouve pas à l’hôpital que pour le fait qu’elle n’allait pas tenter de me bouger, ce qui risquerait de me faire mal. Je préférai largement rester allonger sur le sable froid, les pieds parfois lécher par quelques vaguelettes du lac. Si je ne mourrais pas d’hypothermie, Dieu que je suis un badass. « D’accord. J’irais voir un médecin. Mais pas tout de suite. » Je marquais un petit temps de pause, les yeux dans le vague durant un instant avant de les reposer sur le corps de ma sauveuse. « S’il te plait. » Je venais, l’espace d’une fraction de seconde, de montrer un petit bout de faiblesse. Il ne fallait absolument pas que l’on me bouge pour le moment. Je n’étais pas prêt mentalement à encaisser de nouvelles douleurs.
Par la suite, je me présentais et j’osais même une blague. J’avais ris en ignorant royalement la douleur dans mes côtes – comment j’ai fais ? Je ne saurais dire. La force de mon mental est-elle si forte comparé à la force de mon corps ? Il faut dire que je m’entraine depuis un sacré mon de temps, mentalement parlant. Néanmoins, je préférais mettre cela de côté pour me concentrer sur le rire cristallin de la dénommée Kamila. Elle sembla croire que j’allais mieux, et j’osais espérer qu’elle le pense encore pendant un moment. Elle proposa d’aller dans sa voiture pour nous réchauffer, et mon esprit ne put que s’imaginer diverses scènes aidant au réchauffage. Malheureusement ces scènes furent vite annihiler lorsqu’une lance de douleur me vrilla les côtes m’arrachant un bref instant, une grimace. Ouais, mieux valait ne pas faire trop de mouvements. Quoique si elle est au dessus…
Mes pérégrinations morbides furent vite mises de côté quand je l’entendis avouer avoir eu peur. Qu’elle avait cru que j’étais mort. Je ne pus m’empêcher d’être attendri. C’était qui cette fille si naïve et gentille ? Vraiment, vraiment perturbant.
« Je ne suis pas mort. » J’osais un sourire qui se voulait rassurant. « Il est pas né celui qui réussira à m’enterrer ! » Ou me noyer dans le cas présent. De toute façon, je doutais que le groupe de mec m’ayant fait ma fête voulait me tuer. Non ils ont voulu me donner une bonne leçon et une bonne frayeur. C’est sûrement pour cela qu’ils avaient choisi un endroit pas totalement désert pour que quelqu’un me sauve. Et puis, connaissant Loan, finalement, il y avait la possibilité pour que les secours aient déjà été appelés. Enfin, cela reste une hypothèse. Loan se donnait des airs, mais au final il n’est pas bien méchant. « Aides-moi à me lever, s’il te plait… » soufflais-je une fois que je pris mon courage à deux main pour affronter la douleur. Je mis un bras au dessus de ses épaules, m’appuyant un peu sur elle pour le démarrage avant de finalement réussir à tenir sur mes deux pieds non sans quelques grimaces et gémissements. Chose qui me surprit moi-même. « On peut aller dans ta voiture. Y’a une trousse de secours ? Je peux m’occuper de mon arcade s’il y a un miroir. » Oui car fort heureusement, mes mains sont sauves. Il faudrait juste les réchauffer un peu histoire de faire disparaître la rigidité de mes doigts. « Alors, Kamila… C’est souvent que tu fais du jogging ici ? Non parce que, je t’ai encore jamais vu. On pourrait faire du jogging ensemble un de ses quatre. » Même dans la pire des situations, je me permettais de la draguer un peu. Bon, c’était enfantin et plus amical que drague, mais je tentais un rapprochement quand même. Après tout, elle n’a pas dit non pour le bouche à bouche ! Bien qu’elle avait judicieusement changé de sujets. « Dans le milieu, on m’appelle la flèche. » Tentative de blague, une fois encore. Je ricanais doucement. Il faut bien qu’il y en ait un qui soit content de cette blague, non ?
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Mar 10 Avr - 20:02

J'étais -un peu- soulagée quand il assure quand même qu'il irait voir un médecin. Il fallait être aveugle pour ne s'apercevoir qu'il a besoin de soin assez rapidement. Mais je pouvais aussi comprendre que la maintenant tout de suite, il est surtout besoin de se reposer. Et il est évident que je resterai avec lui jusqu'à ce que je soit sur qu'il aille mieux.[color=#990033] D'accord. Reprend des forces. On partira quand tu seras prêt. J'attendrais le temps qu'il faudra ne t'en fait pas. Mon coeur se serre de le voir souffrir ainsi. Je regard des yeux d'un bleu électrique se perdre un instant dans le vide avant de revenir à moi. Je vois bien qu'il souffre.Sans vouloir te manquer de respect... tu es incroyablement têtu. On te l'as déjà dit? Je ris légèrement. Nous restons donc sagement ici le temps qu'il puisse bouger pour ensuite retourner à ma voiture. Quand il grimaça de douleurs, je posais avec la plus grande légèreté une main sur lui. Ou est-ce que tu as mal? Bien évidement tout allait bien encore une fois.

Nous commencions finalement à discuter comme si... comme si la situation n'était pas ce qu'elle était. Je me mis même à rire à sa remarque. Comment peux-tu être si arrogant dans une telle situation? C'est à la fois agaçant et... fascinant. Il était quand même un sacré numéro.

Nous continuons à discuter un peu puis il me demande de l'aider à se lever. Je hoche la tête. Je me lève et m'accroupi près de lui. Je passe son bras autour de mes épaules et je passe les miens autour de lui, tentant de ne pas appuyer trop fort. Aller on y va doucement. Ça va aller, tu peux t'appuyer contre moi, je suis plus résistante que j'en ai l'air tu sais? Moi aussi je me permettais une petite plaisanterie. Il fit le fier une fois debout mais je me rapprochai de lui de nouveau pour passer son bras autour de mes épaules. Arretes de jouer à ça. Il n'y a personne à impressionner ici. Appuies toi sur moi pour marcher, ça sera bien plus facile pour toi. Regardes-toi... Aller Malvyn, arrête de faire les gros bras, c'est inutile avec moi. Ce n'était pas vraiment le genre de choses qui m'impressionne. Je suis amusé par la façon dont il tente encore une fois de me draguer un peu. Je ris encore.  Rien ne t'arrêtes toi... Non c'est la première fois que je viens courir ici. Mais quand tu iras mieux on s'organisera ça pourquoi pas.

Nous avançons jusqu'à ma voiture a son rythme. Je l'installe sur le siège passager tant bien que mal. J'ai le sweat-shirt de... mon ex dans le coffre. Ça te feras du bien de porter des vêtements secs. Je ne sais pas pourquoi j'ai qualifié Nate comme étant mon ex. Nous n'avions pas rompu. Il était encore mon petit ami au téléphone. Et il continuait de me téléphoner tout les soirs... Mais dans mon client... il ne l'était plus. Parce que j'étais entrain de tomber amoureuse d'un autre. L'image de ce garçon tatoué me vint à l'esprit mais je retombe vite sur terre. Je récupère le sweat-shirt de Nate et je l'apporte à Malvyn. Je vais t'aider à te changer. Je passai mes bras sur ses épaules pour y faire glisser sa veste en douceur. Mais je m'inquiète quand même de lui faire mal.Est-ce que ça va? Je peux continuer?
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